Bilan lectures du mois d’août 2019.

C’est l’heure du bilan de mes lectures du mois d’août ! Plus que le mois de septembre et déjà, l’automne nous tendra les bras. Il se rapproche déjà, de plus en plus… J’aime beaucoup cette période de rentrée mais en même temps, c’est aussi la période qui me rend le plus nostalgique.
Mais en attendant, voici donc mon bilan complet de mes lectures ainsi que mon avis personnel sur chacune d’elles.

Pour ce mois d’août :
– j’ai lu exactement 8 romans (soit 2 de plus qu’en juillet puisque j’en avais comptabilisé 6)
– De bonnes lectures mais aucun coup de cœur ni même aucun titre à note maximale (contrairement au mois dernier)
– Je suis enfin arrivée à la moitié de mon objectif qui est de lire 50 romans avant la fin de 2019 (Et j’en suis donc à 25)
Achat de 6 nouveaux romans après un passage à Emmaüs

 

41FGl7RQPtL._SX210_8-  Une fin ouverte :
Le sang du temps – Maxime Chattam

« Laisse la choisir sa vérité. Il suffit parfois de savoir lire entre les lignes. D’être attentif, et elle saura ce qu’elle doit croire.
La nôtre ne regarde que nous après tout. »
Voilà comment le livre s’achève. Voilà ce que le lecteur lit avant de poser ce roman une bonne fois pour toutes et cette phrase résume parfaitement le final de cette histoire. Peut-être suis-je une personne un peu étrange mais la fin, d’après ce que j’ai pu voir, a déplu à pas mal de personnes. Et moi, c’est ce que j’ai aimé dans ce roman. Vous pouvez voir que la note que j’ai attribué à ce livre n’est pas glorieuse. Je ne l’ai pas détesté mais je ne l’ai pas apprécié plus que cela. Hormis certains détails.
La fin en partie. Une fin qui laisse entrevoir plusieurs possibilités. Une fin que je trouve logique après lecture.
En effet, en 2005, Marion est envoyé au Mont St Michel parmi une communauté religieuse par la DST pour sa défense. Un jour, elle trouve un vieux journal intime relatant une histoire de meurtres d’enfants survenus au Caire en 1928. Absorbée par cette lecture, Marion veut découvrir ce qui s’est passé et très vite, elle se sent espionnée… On alterne alors les chapitres de Marion à ceux du journal nous permettant nous aussi de suivre l’enquête réalisée par le détective anglais Matheson en 1928.
La fin peut donc être frustrante en effet. La vérité que l’on trouve dans ce journal est-elle forcément vraie ? Comment pourrions-nous être sur ? Est-elle plutôt celle qu’on a racontée à Marion hors journal ? le choix de l’auteur était risqué mais judicieux. Et j’ai apprécié ce choix.
J’ai su apprécier l’ambiance du roman également. Une île. Une tempête. de quoi nous mettre parfaitement en appétit dans cette atmosphère sombre.
Mais et c’est un gros mais, cela a coincé. Je n’ai pas su être absorbée par l’enquête comme Marion. de plus, je n’ai ressenti aucun attachement ni empathie envers les protagonistes. Maxime Chattam n’a pas su me tenir en haleine contrairement à sa trilogie du mal. Il est simplement venu me réveiller dans les dernières pages et c’est dommage.

Ma note : 2.5/5

 

51dwD8ccj3L._SX210_7- Un roman qui fait du bien au moral
 La dernière lettre de son amant – Jojo Moyes

1960 : Après un accident de voiture, Jennifer se réveille amnésique. Elle n’a aucun souvenir de son mari ni même de qui elle est. Un jour, elle tombe sur une lettre amoureuse signée par un certain B qui semble lui être adressée.
Perturbée par son amnésie et la distance qu’émet son mari Larry envers elle, elle tente de reconstituer ce qu’elle aurait bien pu faire. Qui est ce fameux B ? Était-elle amoureuse ? Aurait-elle osé tromper son mari ?
En parallèle, nous avons l’alternance d’un passé où on découvre nous sa liaison avec cet amant (le fameux B).  C’est intéressant de découvrir ces deux laps de temps mais assez difficile à suivre. Aucune indication n’étant donnée sur le moment où nous sommes, on se retrouve perdu avant de saisir qu’on a changé de moment dans l’histoire. Ce qui est dommage.

2000. On découvre Ellie, jeune journaliste passionnée par son travail, aimant sortir avec ses amis et entretenant une relation avec un homme marié. Un jour, elle tombe sur une des fameuses lettres des années 60. Bouleversée par la beauté des phrases et la profondeur de l’amour, elle veut découvrir ce qui est arrivé aux deux amants.

La dernière lettre de son amant est un roman où se mêlent la douceur d’un amour et la brutalité d’une époque, celle des années 60. Piégée dans son rôle de ménagère et dans un mariage qui ne semble pas la rendre heureuse, Jennifer va tomber profondément amoureuse. Le grand amour. C’est une jolie histoire d’amour à épreuves. Épreuves de la vie, du destin, du temps.
L’auteur réussit à nous faire sourire, espérer puis nous frustre, nous tue avant de nous redonner espoir. Et ainsi de suite jusqu’à la fin. J’ai aimé ce livre pour tout ces obstacles. Mais la fin m’a empêché de l’aimer plus. J’ai souri sans être bouleversée alors ça restera simplement un bon moment 🙂

Ma note : 3/5

Citations relevées :
1. « J’aime savoir comment les gens finissent ensemble »
2. « Toi et moi ne pouvions cesser de nous aimer, pas plus que la Terre ne pouvait cesser de tourner autour du Soleil. »

 

CVT_Chere-mamie_7416  – Un joli moment
Chère mamie – Virginie Grimaldi

Un moment agréable.
Un roman qui se compose de petites lettres comme des cartes postales accompagnées d’une photo où l’auteur livre sa vie, ses petits moments de joie, de bonheur et de peur avec tendresse, douceur et humour.
Pas de véritable histoire mais une ode aux mamies, à ces secondes mamans qui nous bercent et nous accompagnent dans notre vie.
Une jolie première rencontre avec l’auteur que j’ai appris à connaître de cette façon.
Maintenant, il me tarde de plonger dans ses autres romans.

Ma note : 3/5

Citations relevées :
1. « A plusieurs reprises, durant ces vacances, j’ai essayé très fort de mettre sur pause, mais ça n’a pas marché. Alors, j’ai ouvert mes yeux, mes oreilles, mes narines et j’ai figé ces instants pour ne jamais les oublier. »
2. « C’est toujours un peu triste, la fin. Des questions, des regrets, des doutes, une nostalgie qui vient nous chatouiller et nous pousse à nous demander si on a pris la bonne décision. Mais la fin, c’est aussi un début. Excitant, nouveau. Choisi. Un nouveau départ. Une nouvelle vie. »

 

51M3XbtHSdL._SX210_5- Retour en adolescence
Le blé en herbe – Colette 

Après avoir eu l’occasion d’étudier Colette en cours de littérature pendant mes années fac à travers La maison de Claudine, j’ai voulu approfondir ma découverte de cette auteure et c’est sur le blé en herbe que je me suis arrêtée.

Bien que ce roman ait vieilli, je pense que le sujet reste d’actualité puisque Colette offre une analyse détaillée des joies et épreuves difficiles liées à l’adolescence sans oublier l’impatience de devenir adulte que l’on ressent souvent à cette période. Tout est là. Bien sur, au 20ème siècle, tout est poésie. Colette sait représenter cette période difficile qu’est le passage de l’enfance à l’adolescence de façon légère et secrète comme un murmure à notre oreille puisqu’il faut bien souvent lire entre les lignes pour bien tout saisir. C’est là tout le charme des livres de l’époque à la différence de la littérature et du cinéma d’aujourd’hui où tout est exprimé clairement. Il est donc important selon moi de lire ce roman en pensant à l’époque où il a été écrit.

Phil et Vinca, deux amis d’enfance vont donc ensemble connaître ce passage à l’adolescence : le corps qui change, l’éveil au désir, l’envie de devenir adulte, de posséder l’autre etc.
Le Blé en herbe c’est une jolie histoire nostalgique mettant en avant une des épreuves les plus difficiles de la vie : dire au revoir à l’enfant que l’on est et supporter les difficultés de l’adolescence.

Ma note : 3/5

Citations relevées :
1. « – On est toujours fou, quand on cherche à savoir ce que veut une femme, et quand on s’imagine qu’elle sait ce qu’elle veut ! »
2. « – Aussi c’est de ta faute, conclut Philippe. Tu ne réponds rien…Alors moi, je m’emballe, je m’emballe…Tu te laisses malmener. Pourquoi?
Elle l’enveloppa d’un regard de femme sagace, mûrie dans les calculs et les concessions du grand amour :
– Pendant que tu me tourmentes, dit-elle, au moins tu es là… »

 

51VjbsSCbjL._SX195_4 – Une lecture détente
Cinq ami(e)s au soleil – Emma Sternberg

Si vous recherchez un roman positif qui fait du bien au moral, vous êtes au bon endroit.
Humanité, tendresse, amitié, quête sur le passé et une petite dose d’amour. Tous ces ingrédients sont réunis dans Cinq ami(e)s au soleil pour passer un moment très agréable en compagnie de Linn et de ses cinq personnes âgées (sans oublier le fameux Ted).
Entre héritage et nouvelles amitiés, on passe un bon moment. Idéal pour une lecture de vacances mais qui ne sera pas mémorable. Les personnages sont attachants mais l’histoire ne laisse pas de trace indélébile.

Ma note : 3/5

Citations relevées : 
1. « Il est peut être d’ailleurs stupide de toujours vouloir tout comparer. Car, ce faisant, on oublie que bien des choses sont uniques dans la vie. »

41sKbF0ROzL._SX210_3- Une histoire d’adultère
Mentir n’est pas trahir – Angela Huth

Une simple histoire d’amour et d’adultère, tout ce qu’il y a de plus classique mais très agréable à découvrir grâce à la plume d’Angela Huth.
L’écriture d’Angela est très plaisante à lire, je dévore chacun de ses mots et chacune de ses phrases.
Très douée pour peindre les émotions, les sentiments et la personnalité de ses personnages, elle permet de rendre ses personnages plus vrais que nature et attachants.
Ne vous fiez pas au titre qui a été traduit n’importe comment – et dont le titre original « Deceiving is so easy » est beaucoup plus parlant et approprié – car l’auteur du roman formidable « Les filles de Hallows Farm » a réussi ici un roman traitant du triangle amoureux et de la culpabilité en plein coeur d’une famille anglaise et bourgeoise.
Gladwyn a tout pour être heureux : une femme qu’il aime tendrement, un fils qu’il adore, un foyer sécuritaire, un travail et pourtant, il suffit d’un accident de vélo, d’une jeune femme à aider pour que toute sa vie bascule. Comment résister au coup de foudre ? Peut-on vraiment aimer deux personnes à la fois ? Comment réussir à vivre malgré la culpabilité ?
L’auteur arrive à traiter un sujet fort de manière douce et amusante puisque le personnage principal découvre la difficulté et le risque de jongler entre deux vies.
La fin arrive à surprendre positivement d’une part et déçoit d’une autre part sans pour autant venir gâcher tout le roman. Heureusement mais une fin moins « facile’ aurait été nettement plus apprécié.
Il me tarde de découvrir encore et encore Angela Huth.

Ma note : 4/5 

Citation relevée : 
1- « Il répétait constamment que savoir observer permettait de profiter deux fois mieux de la vie. »
2- « Examiner et voir comptaient parmi les expériences stimulantes de la vie. Si on ne remarquait jamais rien, l’existence serait bien morne. »

 

41zmScEUDML._SX210_2- Livre à lire et à relire
Le Petit Prince – Antoine de St Exupéry

Que dire de plus sur ce livre qui n’a pas encore été dit ?
Le Petit prince est un incontournable dans le monde de la lecture qu’on soit un enfant ou un adulte. le ressenti direct ne sera peut être pas le même mais lire ce roman adulte est tout aussi beau, poétique et symbolique. Peut être encore plus symbolique même.
Le petit prince est une très jolie histoire avec de belles leçons de vie et c’est ça l’important. A la manière d’une fable, chaque rencontre que va faire le petit prince est porteur d’un message comme l’invitation à aller vers les autres, prendre soin d’autrui pour entretenir une relation ou encore que toute relation demande du temps et de l’effort et il y en a bien d’autres.
Sa rencontre avec le renard est la plus marquante mais toutes sont intéressantes.
En lisant ce roman, on a envie de tout noter. Chaque phrase, chaque mot tant ce roman nous parle.
Il faut le lire et le relire et surtout le transmettre aux générations suivantes.

Ma note : 4/5

Citations relevées :
1- « On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
2- « Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. »

bm_13678_aj_m_75281- Retour sur son enfance et hommage aux mamans
Lambeaux – Charles Juliet

Vendredi 10h. Je termine cette lecture si touchante, si émouvante.
Charles Juliet rend ici un très bel hommage à ses deux mamans : la biologique et l’adoptive, celle qui l’a recueilli et élevé.
La première partie est magnifique bien que profondément triste. Une maman dépressive dont on découvre sa passion pour l’école, son premier et seul vrai grand amour, ses grossesses, son enfermement et sa mort. L’auteur et cette maman ont su me toucher. Puis l’autre maman arrive et on découvre alors la vie de Charles Juliet. Comment il est devenu ce qu’il est aujourd’hui.
La dernière partie où il s’exprime sur sa peur et son incapacité à devenir écrivain est un peu redondante et c’est pourquoi je ne lui attribue pas la note de 5. Cela dit, cela ne gâche en rien la beauté de l’histoire ni même au style de l’auteur. Un véritable plaisir.
Son utilisation du « Tu » est inspirante. Ses phrases courtes et son choix de mots sont inspirants. Merci Charles Juliet pour cette histoire émouvante et pour cette écriture.

Ma note : 4/5 

Citation relevée : 
1- « Et tu sais qu’en dépit des souffrances, des déceptions et des drames qu’elle charrie, tu sais maintenant de toutes les fibres de ton corps combien passionnante est la vie. »

2 commentaires

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