Mon été en lecture.

  •  Le Fléau (intégral) de Stephen King

Je ne vous cache pas que j’ai passé une bonne partie de mon été avec la compagnie de ce roman de plus de 1000 pages. Un roman post-apocalyptique intéressant qui raconte l’histoire d’un groupe de survivants après la propagation d’un virus mortel suite à un accident de laboratoire. Un premier tome assez lent qui, comme toujours avec Stephen King , prend le temps de nous installer la situation et les divers personnages. C’est une des choses que j’aime chez lui, nous sommes plongés dedans. Bien que ce soit lent, c’est le tome que j’ai préféré. Un premier tome qui montre comment les personnages vont peu à peu se rencontrer et s’unir. La façon dont ils s’organisent après la fin de 99% de la population. Puis le tome 2, plus d’action : la rencontre entre deux clans ennemis, une sorte de « lutte » entre le bien et le mal.

« On dit qu’il voyait l’avenir dans ses rêves. »

  • Complètement cramé, Gilles Legardinier

Un livre gentillet mais qui ne laissera pas une trace indélébile dans ma mémoire. Facile à lire, adapté à tout public, il raconte l’histoire d’un homme d’âge mur, Andrew, qui plaque la routine de sa vie pour retourner en France et se faire embaucher comme majordome. Là, il va rencontrer et nouer des liens avec les divers personnages du domaine que l’on va rencontrer.
J’ai aimé retrouver le style de l’auteur, sa dose d’humour, son optimisme, l’hymne à la vie et aux secondes chances.
En revanche, trop prévisible peut être ? On connaît la fin de l’histoire dès le début. C’est une histoire toute mignonne qui ne surprend pas. de plus, je n’ai pas ressenti d’attachement particulier aux personnages qui sont, je trouve, trop plats.
Néanmoins, ce livre montre qu’une personne, qu’importe son âge, reste importante et utile et ça, j’ai beaucoup apprécié.

« Mon père disait qu’il existe des personnes qui apparaissent dans votre vie comme des rayons de lumière et que d’autres sont comme des nuages. Pour notre petite famille, vous êtes un soleil. »

« Cette nuit là, à défaut de croire au père Noël, tous croyaient en la vie. Ils vivaient, savouraient ces instants comme s’ils devaient être les derniers, comme s’ils étaient les premiers. »

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  • La Ballade de l’impossible, Haruki Murakami

Je découvre une nouvelle fois l’écriture magnifique de Haruki Murakami. Cette fois, avec un roman triste mais profond. Une amitié qui se voit bouleversée par un suicide. Puis un amour. Un amour meurtri. Un amour impossible. L’auteur japonais nous plonge en plein cœur de l’adolescence. De sa violence mais aussi de sa poésie.
J’ai ensuite vu l’adaptation cinématographique qui m’a beaucoup plu mais qui n’arrive pas, selon moi, au talent du livre. Le film est très lent, l’action n’y est pas prioritaire. Ce qui compte, c’est les personnages, leurs émotions, leur fragilité. Et cela, le livre l’exprime mieux. Cela dit, le film est tout de fois intéressant et les acteurs sont vraiment bons.

« Je voudrais que tu te souviennes de moi. Je voudrais que tu n’oublies jamais que j’ai existé et que je me suis trouvée ainsi à tes côtés. »

« Ce n’était pas mon bras qu’elle cherchait mais un bras. Ce n’était pas ma chaleur qu’elle cherchait mais une chaleur. J’étais gêné de n’être que moi. »

 

  • Séquestrée, Chevy Stevens

Dévoré en quelques jours, ce serait mentir que de dire que je n’ai pas beaucoup aimé ce roman.

Tout d’abord, j’ai aimé l’originalité de l’auteur qui nous place nous, lecteurs, dans la même position que le psy du personnage. Comme lui, nous n’avons pas la parole. Comme lui, on écoute l’histoire terrible d’Annie. En effet, les chapitres sont divisés en séance, souvent assez brève, où Annie raconte ce qui lui est arrivé. Son enlèvement, ce qu’elle a vécu et supporté. Et puis, comment elle s’est échappée. Une première partie vivement intéressante. Cela dit, c’est la seconde partie que j’ai adoré. C’est celle que je n’ai pas réussi à lâcher du fond de mon lit, dans mon canapé, allant même jusqu’à l’emporter dans ma voiture. Je voulais savoir. Qui était derrière cet enlèvement ? Qui croire ? De qui douter ?
Puis, on découvre le fin mot de l’histoire. Une fin qui m’a plutôt convaincue. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’agit du meilleur thriller que j’ai lu, le style est original mais l’histoire reste finalement assez simple. Mais je le recommande tout de même !

"Le visage souriant qui me regardait était celui de la femme que j’étais avant. Ce n’était plus le mien."

 

 

  • Girls, Emma Cline

Ce livre s’inspire vaguement de la famille Manson, leur secte et du meurtre de l’actrice Sharon Tate à la fin des années 60. L’auteur s’en est inspirée dans The Girls. The Girls, c’est l’histoire de Evie, une adolescente âgée de 14 ans, fille unique mal dans sa peau, se sentant seule et délaissée qui va rejoindre un groupe d’individus vivant en communauté de façon non conventionnelle.
The Girls, les filles. Celles qu’un jour Evie rencontre dans un magasin, celles qui utilisent le pronom « on » et « nous » et qui fascinent Evie. Ces filles-là, Evie les rejoindra et passera la majeure partie de l’été avec elles dans un ranch délabré et sale où les filles sont totalement dévouées à un homme plus âgé, Russell.
Un premier roman fascinant où Evie, la femme d’aujourd’hui plus âgée se remémore cette période de sa vie. La transition entre la fin de l’enfance et l’âge adulte que l’on appelle adolescence est bien souvent difficile. L’influence, le désir, l’isolement… Des erreurs aussi. Certaines dont on ne guérit pas. Aucun jugement dans ce roman. Une mise à distance y est établie. On découvre l’adolescence de Evie. Ses doutes, ses admirations, sa fragilité. Ses erreurs. C’est une lecture intéressante qui interpelle.

 

« Je pensais que le fait d’aimer quelqu’un constituait une sorte de protection, que la personne aimée comprenait l’ampleur de vos sentiments, et agissait en conséquence. Cela me paraissait équitable, comme si l’équité était une dimension dont se souciait l’univers. »

« Voilà ce que je ressentais (…). Le sentiment que quelque chose nous unissait, nous tous dans cette voiture, le parfum frais d’autres mondes sur notre peau et nos cheveux. Mais je n’ai jamais pensé, pas une seule fois, que cet autre monde pourrait être la mort. »

"Il me sourit
et je lui rendis son sourire,
comme on sourit à un inconnu, 
à n'importe quelle personne qu'on ne connaît pas."

 

 

 

 

 

 

 

 

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